Le commerce de proximité : un village de gaulois à protéger !

La ville de Puy-Guillaume en Auvergne a été comme le village d’Astérix, sauvée de l’envahisseur dénommé « grande distribution ». Michel Charras, ancien maire de cette petite ville de 2700 habitants, a résisté pendant des années aux sirènes des hyper et supermarchés. Il est même allé jusqu’à interdire dans le PLU (Plan Local d’Urbanisme), l’implantation des surfaces commerciales de plus de 150 m2.

Résultat, aujourd’hui, Puy-Guillaume compte 38 commerces dans l’habillement et l’alimentation avec 14 bars et restaurants, 3 boulangeries, 1 commerce de bouche (traiteur, fromage, fruits et légumes), 2 producteurs Bio, une ferme piscicole…..

Proportionnellement, pour faire aussi bien, Yerres avec ses 29 000 habitants devrait compter 10 fois plus de commerces que Puy-Guillaume, soit 380 magasins d’habillement et d’alimentation ! Ce n’est pas le cas ; mais le plus important, est de tout faire pour conserver et aider au développement de ce joyau que représente nos commerces de proximité. Aller à contre-courant… avec modestie.

CentreVilleSoleil3_50La France détient le triste record du pays européen qui ouvre le plus de centres commerciaux : 715 000 m2 d’ici à fin 2013 ! Par exemple, à Marseille, 4 nouveaux centres commerciaux doivent ouvrir d’ici à 2016, alors qu’il en existe déjà 4. Ces projets ont été conçus il y a 10 ans, avant les crises et l’engouement pour les achats internet : ils sont déphasés et disproportionnés, tout comme le projet de la gare à Yerres, initié en 2003.

Retrouvez l’article de Gilles FUMEY sur le site de Libération